Yes We Can !

Publié le par H.

C'est avec ce slogan qu'Obama aura fait toute sa campagne présidentielle... Ca fait maintenant 100 jours qu'il est aux commandes du colosse américain. Il a promis que les choses allaient changer... Et doucement, il semble le faire ! Il a fait publier quatre rapports secrets de la CIA concernant les actes de tortures pratiqués par les agents américains sur les détenus lors d'interrogatoires plutôt musclés... J'avais mis le lien sur facebook de l'article complet du monde qui faisait déja une selection de passages, mais au final, ca faisait encore une quantité non négligeable. C'est absolument scandaleux d'imaginer (et on ne doit pas imaginer, mais SAVOIR) que des américains des Etats-Unis d'Amérique pratiquent (ou officiellement, ont pratiqué) ce genre de sévices !
Demandez aux historiens, lorsqu'il s'agit de comprendre les exactions commises par un régime, celui-ci peut avoir tenté d'éffacer toutes les traces, il y a toujours des documents qui persistent et notamment la comptabilité, tenue par des gens extrêmement méticuleux et il y a également les actes juridiques (même dans des Etats où la justice est corrompue). Dans le document ci de suite, il s'agit d'informations demandées par la CIA au ministère américain de la justice pour savoir si les pratiques dont ils faisaient applications étaient ou non potentiellement illégales au regard de tous les traités dont les USA sont signataires (notamment sur la torture)... Il faut admirer la précision et la rigueur des descriptions...

Voici des extraits, l'article du monde est disponnible ici pour plus d'informations :

« Vous avez demandé à savoir si ce bureau considérait que certaines pratiques proposées violeraient l'interdiction de la torture énoncée à la section 2340A du titre 18 du Code des Etats-Unis. Vous avez sollicité cette opinion dans le cadre de l'interrogatoire d'Abu Zubaydah. Zubaydah est l'un des plus hauts responsables de l'organisation terroriste Al-Qaida, avec laquelle les Etats-Unis sont actuellement engagés dans un conflit armé mondial à la suite des attaques perpétrées le 11 septembre 2001 contre le World Trade Center et le Pentagone.

Au vu des informations dont vous estimez que Zubaydah est détenteur et du niveau élevé de menace existant, vous souhaitez pousser l'interrogatoire vers ce que vous appelez "une phase de pression accentuée". (...) Cette phase ne durera probablement pas plus de quelques jours, mais pourrait se prolonger jusqu'à trente jours. Dans cette phase, vous souhaiteriez employer dix techniques dont vous estimez (...) qu'elles l'inciteront à livrer les informations cruciales mentionnées. (...) Vous nous avez cependant indiqué que vous avez l'intention d'utiliser ces techniques selon un ordre progressif qui culminerait avec l'emploi du waterboard (simulacre de noyade). (...)

La technique de l'intimidation consiste à saisir l'individu à deux mains, chacune empoignant un des côtés de l'ouverture du col, d'un geste rapide. (...) Ainsi empoigné, l'individu est attiré fermement vers l'interrogateur.

La technique du mur exigera la construction d'une cloison flexible. L'individu est placé debout, talons contre le bas du mur. L'interrogateur tire l'individu vers lui puis le repousse brusquement et fermement vers le mur. Ce sont les omoplates du détenu qui frappent le mur. Dans ce mouvement, la tête et le cou sont protégés par une cagoule ou une serviette roulée qui fait fonction de minerve afin d'empêcher le "coup du lapin". Pour réduire encore le risque, on laisse l'individu rebondir contre la cloison flexible. (...)

L'immobilisation du visage est utilisée pour maintenir la tête immobile. L'interrogateur pose ses mains, paumes ouvertes, de chaque côté du crâne du détenu, le bout des doigts à bonne distance des yeux.

Pour la gifle au visage ou la gifle humiliante, l'interrogateur inflige une gifle avec les doigts légèrement écartés. La main doit frapper la zone située à mi-distance entre l'extrémité du menton et le bas du lobe de l'oreille. (...) Le but est de provoquer choc, surprise et/ou humiliation.

Le confinement consiste à placer l'individu dans un espace confiné (...) généralement plongé dans l'obscurité. La durée du confinement varie en fonction de la taille du conteneur. (...) Le confinement dans un espace relativement grand peut durer jusqu'à dix-huit heures ; dans un espace exigu, il n'ira pas au-delà de deux heures.

Le "wall standing" est employé pour provoquer une fatigue musculaire. L'individu est placé debout face à un mur, à une distance d'un peu plus d'un mètre, l'écartement des pieds correspondant à peu près à la largeur des épaules. L'individu a les bras tendus devant lui, le bout des doigts appuyé contre le mur. Les doigts supportent tout le poids du corps. (...) Une série de positions pénibles peuvent être utilisées. (...) Deux d'entre elles seront probablement appliquées à Zubaydah : 1) assis par terre, les jambes tendues devant lui, bras levés au-dessus de la tête ; et 2) agenouillé au sol, le buste incliné à 45° vers l'arrière. (...)

La privation de sommeil peut être utilisée. Vous avez indiqué que votre objectif est d'utiliser cette technique pour réduire la capacité de l'individu à réfléchir correctement et, au travers de l'épuisement, l'amener à coopérer. (...) Des personnels ayant une formation médicale seront présents et interviendront au cas peu probable où une réaction anormale serait constatée. Vous nous avez informés oralement que vous priveriez Zubaydah de sommeil durant une période n'excédant pas onze jours à chaque fois, et que pour l'avoir déjà empêché de dormir durant soixante-douze heures, vous n'aviez observé chez lui aucun dommage mental ni physique.

Vous souhaiteriez placer Zubaydah dans une boîte de confinement en compagnie d'un insecte. Vous nous avez indiqué qu'il semblait avoir la phobie des insectes. Vous nous avez notamment informés que vous souhaiteriez dire à Zubaydah que vous avez l'intention de mettre un insecte piquant dans la boîte de confinement où il sera enfermé. Vous placeriez cependant un insecte inoffensif dans la boîte. Vous nous avez informés oralement que vous placeriez en fait un insecte inoffensif, comme une chenille, dans la boîte où sera enfermé Zubaydah. (...)

Enfin, vous souhaiteriez utiliser la technique dite du "waterboard". (...) L'individu est fermement ligoté sur un banc incliné, lequel mesure environ 1,20 m par 2,10 m. Ses pieds sont généralement surélevés. On place un tissu sur le front et les yeux. On verse alors de l'eau sur le tissu de manière contrôlée. Dans le même temps, on abaisse le chiffon jusqu'à ce qu'il recouvre le nez et la bouche. Quand le tissu est saturé et recouvre complètement le nez et la bouche, l'afflux d'air (dans les poumons) est légèrement restreint durant 20 à 40 secondes en raison de la présence du tissu. Cela provoque une augmentation de la quantité de dioxyde de carbone dans le sang de l'individu, laquelle entraîne une difficulté à respirer. Cette difficulté, plus la présence du tissu mouillé, produisent une sensation de "suffocation et de montée de panique", c'est-à-dire l'impression de noyade. L'individu n'inspire pas d'eau dans ses poumons. Pendant ces vingt à quarante secondes, on continue à verser l'eau d'une hauteur de 30 à 60 cm. Après ce laps de temps, le chiffon est retiré et on laisse l'individu prendre librement trois ou quatre respirations complètes. (...) La procédure peut ensuite être répétée. L'eau est versée à l'aide d'un récipient ou d'un petit arrosoir.

Vous nous avez oralement informés que cette procédure déclenche automatiquement une sensation physiologique de noyade que l'individu est incapable de contrôler, même s'il est conscient qu'il n'est pas réellement en train de se noyer. Vous nous avez également indiqué que selon toute probabilité cette procédure ne durerait pas plus de vingt minutes pour une même séance. (...)

(...) Pour que la douleur ou la souffrance soit assimilable à une torture, la section 2340 précise qu'elle doit être aiguë. Comme nous l'avons expliqué plus haut, cela ne concerne que des actes extrêmes. La section 2340 définit la torture comme étant le fait d'infliger une douleur ou une souffrance physique ou mentale aiguë. (...) Nous avons précédemment conclu que "la douleur aiguë" telle qu'elle est définie par la section 2340 doit être une douleur difficilement supportable pour l'individu et d'une intensité proche de celle d'une blessure physique grave. (...) Nous concluons qu'aucune des techniques proposées n'inflige une telle douleur.

L'immobilisation du visage et l'intimidation ne causent aucune douleur physique. (...) Les positions pénibles et le wall standing peuvent tous deux provoquer une fatigue musculaire, (...) pas d'une intensité suffisante pour constituer une "douleur ou souffrance physique aiguë" telle que définie par la section 2340. (...)

Certaines techniques sont qualifiées de "coercitives". Elles "accentuent le stress physique et psychologique du détenu". Les techniques coercitives "ne sont généralement pas utilisées ensemble, même si l'on peut y avoir recours en même temps". Le walling est l'une des techniques interrogatoires les plus efficaces, car elle épuise physiquement (le détenu), augmente son appréhension de ce que va lui faire l'interrogateur et crée un sentiment de frayeur quand (le détenu) sait qu'il va à nouveau percuter le mur. Un détenu "peut subir le walling une fois (un choc contre le mur) comme avertissement ou de vingt à trente fois de suite lorsque l'interrogateur veut une réponse plus précise à une question". (...)

Interrogatoire type.
Dès la première séance, le détenu est d'abord totalement déshabillé, entravé et encagoulé, avec la corde servant au walling sur la tête et autour du cou. Les interrogateurs retirent la cagoule et expliquent au détenu qu'il peut améliorer son sort s'il coopère. (...) Dès que le détenu ne répond pas correctement aux instructions des interrogateurs, ceux-ci ont recours à la gifle humiliante ou aux coups dans l'abdomen. Ils emploient le walling s'il est manifeste que le détenu ne coopère pas. Cette séquence "peut être répétée". (...) Les interrogateurs et les agents de sécurité placent ensuite le détenu en position debout pour le priver de sommeil, commencent la manipulation alimentaire, ne le nourrissant que de liquide, et le laissent nu (avec une couche).

La première séance d'interrogatoire, qui pourra avoir duré de trente minutes à plusieurs heures, est terminée. Si l'équipe menant l'interrogatoire décide qu'il est nécessaire de continuer, et si le personnel médical et psychologique n'y voit pas de contre-indications, une deuxième séance peut commencer. L'intervalle entre deux séances peut varier d'une heure à vingt-quatre heures.

Au début de la deuxième séance, le détenu est libéré de la position debout qui l'empêche de dormir, il est encagoulé et est placé contre le mur de walling. (...) Avant même d'ôter la cagoule, les interrogateurs utilisent la saisie au col pour choquer le détenu. Ils retirent la cagoule et commencent l'interrogatoire. Si le détenu ne fournit pas les réponses adéquates, les interrogateurs ont recours à la gifle humiliante ou aux coups dans l'abdomen. Ils emploient le walling s'ils estiment que le détenu "est résolu à maintenir son attitude de résistance".

Dans des circonstances très limitées, la CIA peut souhaiter utiliser la technique du waterboard. (...) Un individu subissant le waterboard est toujours soumis à un régime alimentaire liquide (...) fade, peu appétissant, mais satisfaisant sur le plan nutritionnel. (...)

(...) On surveille la peau du détenu. (...) (Lors du waterboard), si le détenu s'efforce de s'opposer à cette technique (par exemple en détournant la tête pour respirer du coin de la bouche), l'interrogateur peut mettre ses mains en corbeille sur le nez et la bouche du détenu afin d'endiguer la fuite. Vous nous avez aussi appris que cette technique peut être adaptée aux efforts déployés par le détenu pour retenir sa respiration : par exemple en commençant une application sur une expiration du détenu. (...) »




Vous avez dit flippant ? Je pense que même les nazis auraient été admiratifs... !

Je pense que j'aurais vraiment honte d'être américain si mon gouvernement qui se targue de vouloir faire appliquer la démocratie partout dans le monde était capable de commettre de telles abominations !

Yes we can !?


Bah en tout cas, t'as du boulot !

Publié dans Saviez vous

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