Nostalgie du temps qui passe...

Publié le par H.



C'était vendredi soir dernier... A l'issue d'une discussion pour le moins... cathartique...
J'étais allongé dans mon lit à regarder le ciel par la fenêtre au bout de mon lit... Cette énorme fenêtre donnant sur la nuit obscure... Le ciel est plutôt dégagé mais si la lune brille d'un argenté presque éblouissant, pas de trace de la moindre petite étoile dans le ciel, comme si elles avaient toutes été soufflées ou peut être que la lumière de la lune nous empêche tout simplement de les voir...


Pour autant, il était près de minuit passé et après une longue discussion ayant fait ressortir des sensations que je croyaient enterrées à jamais, c'était l'heure où l'obscurité de la nuit vient à se mélanger avec celle de l'ame... Et je me pris à me poser des questions, à remettre beaucoup de choses en doute... Et j'ai repensé au temps passé... A ces années de collège, de lycée, à l'abibac, au temps à Sarrebruck qui semble s'achever... A toutes les personnes que j'ai rencontrées pendant cette période, à celles qui ont marqué pour longtemps encore sûrement ma petite existence... J'ai pensé à toutes ces personnes dont j'ai pu être plus ou moins proche, avec lesquelles j'ai pu perdre le contact ou au contraire le garder... A ces personnes avec lesquelles je me suis disputé, énervé ou au contraire, à celles avec lesquelles j'ai pu vivre des moments innoubliables et également aux personnes avec lesquelles j'ai pu vivre ces deux choses là...

Et puis j'en suis venu à me poser des "et-si questions"... Ces questions dont personne n'a la réponse et dont l'éventualité fait courir un frisson le long de l'échine...

Et si je n'avais pas fait un abibac... Et si je ne l'avais pas réussi... Et si je n'étais pas parti de Nancy pour faire mes études en allemagne... Et si je n'avais pas attéri à Sarrebruck... Et si je n'avais pas réussi ma première année du premier coup... Et si le droit venait à plus me plaire... Et si je devais faire autre chose qu'avocat... Et si je n'étais pas pris à Strasbourg l'année prochaine... Et si je ne trouvais pas un appartement qui soit susceptible de me plaire au moins autant que celui que je laisse à Sarrebruck... Et si je ne me plaisais tout simplement pas à Strasbourg... Et si je n'avais pas mon 4ème et dernier semestre sarrebruckois... Et si...
... mais ce fut finallement Morphée qui silencieusement, me libéra de ces songes obscures et m'emmena dans son royaume dont je pris au congé au petit matin en émergeant des brumes nocturnes pour me rendre compte que cette méditation n'était plus qu'un sombre souvenir et commencer une toute nouvelle journée sur les chapeaux de roues...


Publié dans Reflexion

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