De la confiance en soi, en ce à quoi l'on croit et en les autres...

Publié le par H.

Il est facile de confondre ces trois notions, qui si elles se recoupent à plusieurs égards, restent néanmoins distinctes... La confiance en général, est un sentiment qui fait que l'on se fie à quelqu'un ou quelque chose... Elle est le fait de causes diverses. Ainsi, certaines personnes sauront vous mettre en confiance, d'autres personnes auront tendance à toujours avoir une très grande confiance en eux en toutes situation, d'autre suivront avec confiance les paroles qu'on leur aura données...

Ainsi, on peut avoir confiance en soi, mais douter de ce que l'on dit ou de ce à quoi l'on croit... On peut manquer de confiance en soi et avoir confiance en son entourage... L'un et l'autre ne sont pas incompatibles... Il s'agit de notions qui ont pourtant souvent une corrélation : si l'on a confiance en soi, on inspire la confiance, on a confiance en les autres et généralement à ce en quoi l'on croit... Mais s'il s'agit d'une corrélation, il ne s'agit pas d'un lien indéfectible...

Et c'est ici que je viens répondre à l'étonnement d'une amie qui ne comprenait pas de me voir douter de moi parfois, pour tenir des positions idéologiques avec une réelle véhémence d'un autre coté... Je te répondrai, chère amie, que contrairement à ce que croient beaucoup de gens, pour moi, il y a des vérités relatives et des vérités absolues. Il y a des choses qui relèvent du dogme, de la persuasion, qui sont ancrées en moi. Ce sont mes convictions (ou pour être plus exact, "mes persuasions", je m'explique par la suite de cela). Il faudra beaucoup, beaucoup, (et encore) BEAUCOUP de travail si toi ou quelqu'un veut parvenir un jour à tenter d'ébranler ces bastions. Mais je suis un garçon assez rationnel et logique, je n'accepte pas les choses telles qu'elles sont, juste parce qu'elles sont ainsi. La plupart du temps, j'aime comprendre, savoir et me faire une opinion... Et c'est pourquoi je rentre toujours volontier dans des débats sans fin pour les choses qui me tiennent à coeur. Mais le paradoxe de ces débats c'est qu'on ne pourra y présenter toujours que des opinions argumentées or il ne s'agit pas ici de conviction (arguments) mais bien de persuasion (sentiments). Ce n'est donc pas avec des arguments rationnels qu'on pourrait heurter mes croyances...

Enfin, je souhaiterai finir par la confiance en son entourage : la confiance en les autres... Mes parents m'ont toujours dit qu'il fallait "faire confiance à très peu de gens, et encore, très peu." C'est peut être un peu triste. Faire confiance aux autres, se confier, c'est vivre. Cependant je pense qu'il faut être très soigneux dans le choix de ses féaux. Je pense à tous ces gens dont le coeur, un jour a été transpercé (ou le sera...), à ces gens qui se sont fait trahir par un ami, qui se font trahir par un frère, par une soeur à ces gens dont la seule erreur aura été d'avoir osé faire confiance ou de ne pas avoir osé douter de la confiance... Mais paradoxalement, on ne peut pas vivre dans la méfiance permanente, dans la crainte perpétuelle de voir l'autre vous planter un couteau dans le dos... Le grand César lui même ne l'avait pas vu venir quand son fils, au sens propre, lui planta un couteau dans le dos... Alors tout salaud que l'on soit, on n'est pas à même de ne pas subir de déceptions, de ne pas voir les espoirs que l'on avait placés en "eux", être détruits, on ne peut s'éviter de parfois voir son entourage s'éloigner, trahir sa confiance, sa fidélité... En somme, la confiance reste quelque chose de précieux que l'on peut perdre et parfois également retrouver grâce à la force du pardon. Ne sous estimez pas la force du pardon, mais c'est une autre histoire et j'en parlerai peut être une autre fois...

Publié dans Reflexion

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